Consuelo Casula est spécialiste en psychologie du travail et en hypnothérapie. Elle est Psychothérapeute et formatrice à la Scuola Italiana di Ipnosi e Psicoterapia Ericksoniana.

Ce livre propose d’utiliser la métaphore comme une histoire qui a en soi la force de réveiller les ressources endormies de l’auditeur ou du lecteur, la force de donner à chacun la permission de deve6a011168ce500e970c017c35f6f41a970b-320winir ce qu’il veut devenir. Il présente des méthodes et des techniques pour construire des métaphores visant à modifier les croyances limitantes, recadrer les émotions négatives, aider les couples en crises et améliorer les compétences professionnelles. Il contient 116 métaphores, chacune orientée vers un objectif précis : expliquer des concepts et suppléer à un manque lexical, stimuler la réflexion, et faire émerger un doute renforcer des vertus et transmettre des valeurs ,donner de l’espoir et dissiper des illusions, soulager une douleur et réveiller une émotion, provoquer un changement et améliorer une performance. Ce sont des métaphores dans lesquelles les jardiniers enseignent à soigner les relations interpersonnelles, les princesses à avoir confiance en leur propres potentiels et les hérissons à maîtriser les instincts agressifs. Ce sont des métaphores qui visent à stimuler une évolution personnelles, relationnelle et professionnelle et qui ont été créées expressément, avec des objectifs thérapeutiques et didactiques. Ce livre s’adresse à ceux qui désirent apprendre à construire des métaphores pour leurs patients, leurs élèves, leurs collaborateurs  et d’une manière plus générale, pour leurs amis. Il s’adresse aussi à ceux qui considèrent les métaphores comme un instrument privilégié pour envoyer des messages d’évolution à l’inconscient collaborant de celui qui l’écoute et qui veulent affiner leur capacité à les construire et à les présenter.

Martine DIAZ ESTRADE

Le Changement d’Armoire 

Il était une fois une princesse qui décide de mettre de l’ordre dans son armoire. Elle l’ouvre et découvre qu’elle est pleine à craquer d’habits et d’habitudes qu’elle a portés durant les différentes saisons de la vie. Il y en a des clairs, des foncés, des sobres, des excentriques, de formes et de tissus divers, larges, étroits, longs, courts. Certains qui alourdissent, ralentissent et rendent ses pas plus paresseux, et d’autres qui la laissent libre de se mouvoir, de marcher d’un pas léger et rapide, certains qui la couvrent de la tête aux pieds, d’autres qui par de séduisantes transparences mettent en valeur ses formes féminines. Elle trouve des habits qu’elle portait quand elle était petite fille, adolescente, jeune femme, des habits qui maintenant ne lui vont plus. Elle trouve des habits et des habitudes que des amis, des parents, des amants, lui ont fait porter, avec des étiquettes bien claires sur ce qu’elle aurait dû représenter pour satisfaire leurs attentes. Elle se rappelle qui les lui a prêtés ou les lui a fait endosser, avec quelle intention, et comment elle s’y est prêtée pour faire comme les autres voulaient qu’elle soit ou parce qu’elle ne savait pas comment se montrer. Elle remarque que dans l’armoire, il y a aussi des habits qu’elle n’a jamais portés. Pourquoi ? Par pudeur, par peur, par discrétion, ou parce qu’elle en a raté l’occasion ? Elle les essaie pour voir comment ils lui vont : maintenant elle peut choisir si elle veut les porter ou les éliminer de la vue et des regrets. Maintenant qu’elle a vu qu’il y a dans son armoire des habits qu’elle ne veut plus porter, elle prépare trois boîtes : l’une dans laquelle disposer les habits et habitudes à rendre à ceux qui les lui ont prêtés, une seconde pour ce qui ne lui va plus, et une troisième pour une occasion spéciale mais qu’il est inutile de garder sous les yeux. C’est ainsi qu’elle ne conserve que les habits et les habitudes qui sont aujourd’hui adaptés à son corps, à son âge, à ses désirs, à son cœur, à la saison de sa vie. Après avoir vidé son armoire, elle regarde le vide qu’elle a créé. Et elle éprouve une sensation pleine de liberté. Elle s’est enfin libérée d’habits et d’habitudes du passé qu’elle n’a plus l’intention de porter. Maintenant elle peut emplir ce vide d’une plénitude qu’elle ressent profondément. Maintenant qu’elle ressent cette plénitude, elle sait qu’elle ne portera désormais plus que des habits confectionnés à la mesure de ses désirs et de ses capacités, et dont la forme met en valeur ses meilleurs aspects. Des habits qui peuvent mettre en évidence qui elle est et qui elle veut devenir ; en fonction des différentes saisons de la vie .

Consuelo C. Casula