La méthode MBSR a été développée par Jon Kabat-Zinn, professeur émérite de médecine, il y a 30 ans. Il a fondé et dirige la Clinique de Réduction du Stress et le centre pour la pleine conscience en médecine de l’université médicale du Massachusetts. Il est membre du conseil d’administration du «Mind and Life Institute», qui a pour but de promouvoir un dialogue entre la science et le bouddhisme pour promouvoir une compréhension plus approfondie des différentes façons de connaître et de sonder la nature de l’esprit, les émotions et la réalité. Convaincu des bienfaits de l’association de ces pratiques, il cherche à en donner une forme plus contemporaine, spéjkz-176-shadowcifiquement conçue pour soulager la détresse physique et morale. Il a cherché une terminologie laïque pour transmettre l’essence de la posture méditative : « cette essence est universelle, dans la mesure où elle cherche à affiner l’attention et la vigilance. Elle est un véhicule puissant pour travailler à l’exploration de son soi profond, à la recherche des causes ultimes de la souffrance, et pour s’en libérer ». Jon Kabat-Zinn a contribué de façon importante aux soins de santé modernes par sa recherche, qui s’est focalisée sur les interactions esprit/corps, et sur les diverses applications cliniques d’entraînement de méditation en pleine conscience pour les personnes atteintes de douleur chronique et/ou de désordres associés au stress.

La Pleine Conscience est un état de conscience qui résulte du fait de porter son attention intentionnellement, au moment présent, et sans jugement, sur l’expérience qui se déploie moment après moment. Elle implique l’ouverture des facultés d’attention de manière à devenir conscient du défilé continu de tout ce qui apparaît dans l’espace intérieur. Les phénomènes qui entrent dans le champ de la conscience du sujet, telles que les perceptions sensorielles, les cognitions, les émotions ou les sensations physiques, sont observés très soigneusement, mais ne sont pas évalués en tant que phénomènes bons ou mauvais, justes ou faux, sains ou malsains ou encore importants ou insignifiants. Ainsi définie, la mindfulness est l’observation sans jugement du flot continu des stimuli internes et externes tels qu’ils surgissent. La pratique aboutit à une prise de conscience que la motivation fondée sur l’aversion ou le désir d’attachement nourrit les habitudes cognitives automatiques.

Domaines d’application

Plus de 250 cliniques à travers le monde pratiquent aujourd’hui cette méthode, dont l’efficacité est reconnue pour lutter contre un grand nombre de troubles tels que la dépression et le stress.

«Un nombre croissant d’études scientifiques indiquent que la pratique de la méditation à court terme diminue considérablement le stress, l’anxiété, la tendance à la colère et les risques de rechute chez les personnes qui ont vécu au moins deux épisodes de dépression grave. Huit semaines de méditation, à raison de trente minutes par jour, s’accompagnent d’un renforcement notable du système immunitaire

[…] ainsi que d’une diminution de la tension artérielle chez les sujets hypertendus et d’une accélération de la guérison du psoriasis. L’étude de l’influence des états mentaux sur la santé, autrefois considérée comme fantaisiste, est donc de plus en plus à l’ordre du jour de la recherche scientifique. »

 

Mindfullness : mode d’emploi Présence SCAN CORPOREL YOGA Respiration assise et marche méditative
Le programme comprend un cours de huit semaines qui combine la méditation et le yoga en pleine conscience, alternant exercices pratiques et partage des expériences. Les participants assistent à huit sessions de deux heures et à une session d’une journée entière. Ils doivent également faire des exercices assistés par cassette au moins 45 minutes par jour, six jours par semaine.  Le simple exercice consistant à goûter un raisin sec en prenant conscience de toutes les dimensions sensorielles permet de se recentrer ici et maintenant. Passer son corps en revue du gros orteil gauche à la racine des cheveux, afin de ne plus se trouver dans le « faire » mais dans l’être ». S’imprégner de l’expérience du moment, d’instant en instant, en se focalisant sur les sensations corporelles et les postures. En observant son flux respiratoire, c’est une manière de prendre conscience de son fonctionnement, et des multiples distractions qui interfèrent entre la réalité et soi.